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Les fonts baptismaux pour un baptême par immersion

Petite histoire de ces nouveaux fonts baptismaux

Tout a commencé en février 2021, lorsque le père Luc Pialoux, curé de la paroisse demande à un petit groupe de 4 personnes pilotées par Hervé Battas de réfléchir sur le bien fondé d’un baptistère de type « cuve baptismale », pour adultes, adolescents et bébés.

Mais pourquoi faire ? Comment faire ?  Où le faire ?

Un mois plus tard, une première maquette est proposée , se référant sur d’autres églises qui ont déjà réalisé un tel projet, en particulier Talence. Une première ébauche grandeur nature est réalisée par Arnaud Tampé courant avril 2021. Elle est approuvée par le père Luc et toute l’équipe, il ne reste plus qu’à se lancer dans la réalisation de la cuve baptismale !

Le 16 octobre 2021, c’est la mise en eau, afin de tester la cuve, en présence de notre nouveau curé, le père Bertrand du Rusquec, des acteurs du projet et de deux futures baptisées. L’eau est chauffée et filtrée, et la cuve a un volume suffisant pour une immersion ! L’équipe décide de rajouter un couvercle avec une croix. La réalisation de celle-ci est confiée à Emmanuel et Hervé Battas.

Sur le bois très clair, une frise bleue symbolise l’eau et les vagues. Cette cuve baptismale est transportable afin de pouvoir baptiser des adultes aussi bien à Dinard qu’à Pleurtuit.

Merci à Arnaud Tampé, et à tous ceux qui ont participé à ce beau projet.

« Une croix qui embrasse l’humanité et son Fils bien-aimé », voilà tout le sens de cette croix, réalisée par Hervé et Emmanuel.

 

Hervé a voulu donner un mouvement dans ce bois courbé, une tête qui plonge au dessus, des bras étendus qui accueillent, attirent, et embrassent l’humanité.
Ce bois est plus grand que le Christ car cette croix nous appelle tous au sacrifice.
Au centre Emmanuel a créé l’ombre d’un Christ, qui a épousé la forme du bois, de l’humanité. Sa texture et couleur rappelle celle de la pauvreté, de la déchéance , c’est un métal rouillé, rongé par le temps, mais aussi poli et lustré, signe de richesse et de salut.

 

Merci à Emmanuel et Hervé !

article et page nouveau baptistère

Du baptistère paléochrétien à aujourd’hui

Baptistère ou fonts baptismaux ?!

Le baptistère est le lieu du baptême, l’édifice. Dans les premiers siècles chrétiens, il est construit à distance de l’église. Aujourd’hui c’est plus souvent une chapelle située dans l’église, où sont placés les fonts baptismaux – un bassin qui peut être creusé dans le sol, ou une cuve baptismale posée sur le sol ou sur un piédestal.
Faisons appel à l’étymologie pour mieux comprendre leur sens : tout d’abord « baptême » nous vient du verbe grec « baptein » qui se traduit par « immerger, plonger dans un liquide » et « fonts » du mot latin « fons » qui signifie « source », « fontaine« .

Petit retour en arrière

Les premiers chrétiens étaient plongés, baptisés, dans le Jourdain. Et quand les premières communautés chrétiennes s’étendirent, elles utilisèrent des bassins creusés dans le sol, des piscines baptismales, dans lesquelles les baptisés descendaient d’un côté pour remonter de l’autre, comme au Jourdain, d’une rive à l’autre. A cette époque, le baptême se donnait exclusivement par immersion et aux adultes qui se convertissaient.
« L’immersion est la participation à la mort et la sortie de l’eau la participation à la résurrection » (Constitutions apostoliques vers 380). L’apôtre Paul écrit aussi : « Ensevelis avec le Christ lors du baptême, vous êtes aussi ressuscités avec lui » (Col 2,12). Le rite baptismal fait ainsi écho aux paroles de Jésus à Nicodème (Jn 3,5) « naître de l’eau et de l’Esprit pour entrer dans le Royaume de Dieu ».

C’est au IIIème siècle que les premiers baptistères, le bâtiment donc, sont construits en Orient. Le plus ancien retrouvé est celui de Doura-Europos, en Syrie, construit en l’an 241.
Au IVème siècle, Saint Ambroise de Milan demanda que tous les baptistères soient octogonaux : « Le baptistère doit être octogonale. C’est sur le nombre huit que doit être bâti l’édifice où se donne le saint baptême, où le peuple retrouve le Salut ».
Pour les Pères de l’Église, ce chiffre évoque le jour de la Résurrection du Christ, comme le disait Clément d’Alexandrie au IIème siècle : « Le Christ est l’homme du huitième jour et celui qu’il a fait renaître est placé sous le chiffre du 8 ». Le sabbat juif étant le septième jour, le Christ étant ressuscité le lendemain du Sabbat, le jour de la résurrection est le huitième jour !
Le baptistère du Latran, de construction octogonale autour d’un bassin octogonal, servi alors de modèle à tous les baptistères de la chrétienté du début du Moyen Âge. Il dépendait de la cathédrale de Rome, la basilique Saint-Jean de Latran. La multiplication des basiliques s’accompagne de celle des baptistères construits à l’extérieur. En France, la liste est impressionnante : Port-Bail, Nantes, Poitiers, Nevers, Lyon, Grenoble, Valence, Draguignan, Aix-en-Provence, Marseille, Grasse, Fréjus, Châteauneuf… plus sept en Corse.

Du VIIème au Xème siècle, l’usage des cuves baptismales s’étendra. C’est à cette même époque, que les fonts baptismaux intègrent les églises dans une chapelle latérale – la plupart du temps dédiée à saint Jean Baptiste – côté Évangile (à gauche).

À la fin du VIIIème siècle, le baptême n’est plus donné uniquement par l’évêque mais aussi en paroisse et à des enfants. De là et jusqu’au XIIème siècle, la taille des fonts baptismaux sera réduite pour devenir les cuves baptismales posées sur un piédestal, que l’on connaît aujourd’hui, car les baptêmes par immersion ont été remplacés complètement par les baptêmes par infusion (où l’eau est versée sur la tête du baptisé).

page fonts baptismaux
page fonts baptismaux

Le baptême par immersion existe toujours chez les Chrétiens d’Orient et il est redécouvert en Occident, parce que l’immersion signifie infiniment mieux ce qu’est le baptême chrétien et ce qu’il offre de vivre à celui qui le reçoit.